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Cime de l’Est. — C’est le nom que nous avons donné,pour la distinguer de toutes les autres, à celle des cimes de laDent du Midi qui domine immédiatement Bex et Saint-Mau-rice. Elle est inférieure de quelques mètres à celle de l’ouest,mais infiniment plus dégagée ; elle domine 4a plaine d’unefaçon tellement hardie qu’on cherchera vainement un secondbelvédère de la même force.
L'ascension en a été faite jusqu’ici quatre fois, en 1842 parle chanoine Bruchon, de l’Abbave de Saint-Maurice ; en 18G2,par M. Philippe Gosset ; en 1865, par MM. Piccard et l’auteurde ce Guide ; enfin, en 1870, par M. E. Javelle et un de sesamis '. En 1842, le guide principal, Nicolas Délez, de Mex, étaitaccompagné de sa femme, Eléonore Mottier; en 1865, MM. Pic-card et Ramhert avaient avec eux Philippe Marlétaz, le jeune,des Plans ; en 1870, M. Javelle avait pour principal guide, ou-tre les renseignements que nous lui avions donnés, l’expé-rience acquise dans plusieurs tentatives restées sans succès ;mais, pour plus de sûreté, il s’était fait accompagner d’unhabile chasseur de chamois de Champéry , nommé Oberhau-ser, un des meilleurs guides du Val d’Illiez . Nous ignoronsqui fut le guide de M. Gosset, et comme Nicolas Délez doitêtre mort ou très âgé, nous ne pouvons indiquer que lés seulsPhilippe Marlétaz, des Plans, et Oberhauser, de Champéry ,comme pouvant fournir la garantie d’une ascension réelle.
Le point de départ est l’alpe de Salanfe, d’ou l’on monte par
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' J’ai vaguement ouï parler d'une cinquième ascension faite l’annéedernière par des touristes anglais .