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INTRODUCTION.
la guerre et très-braves, leur infanterie était la plusredoutable de la Germanie.
Tous les Germains se partageaient en hommes libreset non libres; mais ces derniers se subdivisaient endeux classes : les uns, ainsi que dans les temps mo-dernes, attachés à la glèbe, recevaient du propriétaireune maison avec un morceau de terre, et, comme re-tour, ils lui payaient une redevance en grains, en bé-tail ou en étoffes faites de leurs mains ; les autres, vrai-ment esclaves, étaient achetés, vendus, employés àtoute espèce de travaux; en outre, ils n’avaient pas ledroit de porteries armes, privilège exclusif des hommeslibres.
Aux prêtres seuls appartenait la présidence desassemblées : ne reconnaissant d’autres maîtres que leciel, ces fiers Germains ne croyaient pas aliéner leurliberté par cette déférence pour les célestes représen-tants. Les oracles des dieux décidaient de la guerre,fr. Un certain nombre de fermes, réunies par une con-vention mutuelle entre les propriétaires, constituaitune commune, et plusieurs communes un canton, zoneplus ou moins vaste dans laquelle s’exerçait un droitcommun de pâture et de parcours. Enfin, l’associationde plusieurs de ces cantons formait le comté ou district,le gau , avec mission de protéger, contre l’ennemi, lavie et les biens des particuliers.
Dans chaque district, un juge, peut-être appelé dès-lors graf, comte; au-dessus de lui, les centeniers,ayant juridiction sur cent fermes, prononçant sur lesaffaires de peu d’importance; pour les grandes, ils en