INTRODUCTION.
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référaient au graf. Sans appointements fixes, ils rece-vaient de chaque propriétaire un présent.
Au-dessus de tous, comme couronnement de l’édi-fice, était l’assemblée du peuple. Tout homme libre,riche ou pauvre, en faisait partie avec un droit égal.
Dans certains districts, l’administration entière re-posait sur des coutumes, et là il n’existait pas de jugespermanents. Mais, en temps de guerre, on choisissaitun chef, un duc, heer-zog, dont les pouvoirs cessaientavec la guerre (Duces ex virtute sumunt. Tacite.) D’autrespeuples germains en avaient un, môme en paix. Lesservices rendus motivaient le choix (Reges ex nobilitatesumunt. Tacite.) ; puis, le fils remplaçant le père, unesorte d’hérédité s’établit. Quant à la dénomination dereges, il ne faudrait pas lui donner une portée tropabsolue,* les Romains l’employant faute d’un mot pluspropre à exprimer une autorité permanente.
Dans les circonstances difficiles, rois et chefs dé-libéraient d’abord entre eux, et les questions n’arri-vaient devant le peuple que claires et nettement posées.
Les deux bases de la société germaine, c’était l’obéis-sance aux lois et le respect des dieux 1 .
Tous, détestant les villes murées, habitaient de rus-tiques cabanes; une nombreuse suite entourait leschefs : elle en recevait armes et chevaux.
Chez les riches Romains, aux esclaves seuls étaientabandonnés les offices domestiques : chez les Germains,des hommes libres, des guerriers ne rougissaient point
1 Kohlrausch, Histoire d’Allemagne , tome I.