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INTRODUCTION.
qu’en latin, néanmoins l’origine germanique perce très-souvent dans les noms des hommes illustres dont ilsracontent les hauts faits; Thierri donne Dicderich; Lu-dovicus (ou Louis) donne Ludowig ; Chilpérie, Ililfreich.Les noms même de Jornandès, d eWarnefride, d ’Erclien-pert, sont germaniques.
Malgré leur rédaction en langue latine, les lois desnations teutones, desFranks, desSaliens, des Ripuaires,des Allemands, des Bavarois, des Frisons, des Bour-guignons, des Angles, des Saxons, des Yarnes, desLongobards, et des Goths, ainsi que les capitulaires desmonarques francs, offrent une foule de mots teutoni-ques dont la racine répond parfaitement à la languemoderne 1 .
Un autre témoignage plus décisif encore, c’est la tra-duction des Évangiles contenue dans le fameux Coded’argent 2 (Codex argenteus), que les Suédois, pendantla guerre de Trente-Ans, trouvèrent dans l’abbaye de
s’intitulait grammairien de Karl-le-Grand , Paul Diacre enseignait à ceprince les lettres grecques et latines.
1 Voici quelques exemples pris au hasard : Mallus, mahl, lieu où setenait l’assemblée publique ; Leudi, leut, leudes; Wergildum, wehrgeld,amende pécuniaire ; Mannire, mahnen, sommer, appeler en justice;Murdrida, mord, meurtre; Mar ah, mahre, cheval, et de la le nom demaréchal; Anagrip, angrif, attaque; Mundualdus, vormund, tuteur;Heribannus, heerbann, arrière-ban; Karra, karre, char; Gasindus,gesinde, valet; Rachimburgi, bürgen, garant. 11 serait facile, en multi-pliant les citations, de composer un volumineux dictionnaire des motsd’origine germanique dont les anciennes lois et les historiens abondent.(Ilertzberg, Œuvres politiques.)
s « La bibliothèque d’Upsal contient un trésor qui, pour moi, étaitd’un prix infini, et que je ne négligeai pas de visiter. C’est le ma-