INTRODUCTION.
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sion de tous les pays qui avaient appartenu à son pèredans la Franconie et la Haute-Saxe, Albert exerça surles affaires, comme sur le chef de l’Empire, une très-haute influence. Frédéric III lui témoignait une entièreconfiance. Ce fut l’Électeur qui conduisit l’armée im-périale contre Charles, duc de Bourgogne, assiégeantNeustadt dans l’Électorat de Cologne, l’an 1474; mais ledifférend se termina à l’amiable, grâce à l’habileté d’Al-bert, qui donna aux négociations la plus heureuse issue.
Intrépide sur les champs de bataille, ce prince n’étaitpas moins redoutable dans les tournois, où dix-septfois il fut vainqueur. Ces trophées chevaleresques lecouvraient de gloire, dans un siècle où la force ducorps était en honneur, comme aujourd’hui la forceintellectuelle. Albert fut un héros d’histoire et deroman *.
Déjà plus que sexagénaire, l’Électeur présidait en-core au gouvernement de ses propres États et à la di-rection des affaires de l’Empire. Mais, ce double fardeauétant devenu trop pénible, il abdiqua en faveur de sonfils Jean, en 1476, se réservant la dignité électorale avecle droit de conseil, et vécut encore dix années, retiréen Franconie. Albert se rendait à Francfort, où lesélecteurs devaient se rassembler pour l’élection deMaximilien I er , quand il mourut subitement dans unbain, l’an 1486. Le mariage de sa fille Barbe avec Henri,duc de Glogau et de Crossen, amena bientôt ce dernierduché dans la Maison de Brandebourg.
1 Ségur, Décade historique.