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Tome I.
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INTRODUCTION.

celui-ci accourt, s’empare de plusieurs villes sur leDanube, bat le vieux duc en plusieurs rencontres,s’empare de sa personne, et ne le remet à son cousin,Henri de Landshut, qu’à la charge par le prisonnier desupporter tous les frais de la guerre.

Les Nurembergeois révoltés lui contestaient quel-ques droits ; ils avaient même brûlé une de ses villes :Albert marcha contre eux, assisté de Guillaume, ducdeSaxe, du landgrave de Hesse, de ses trois frères,d’Albert, duc d'Autriche, d’Ulric, comte de Wurtem-berg, etc. Les villes de la Haute-Allemagne soutenaientles Nurembergeois. La guerre fut sanglante. Albert fitdes prodiges de valeur. Un jour, il s’enfonça seul auplus épais de la mêlée, jurant de périr ou d’enleverl’étendard ennemi. Après d’incroyables efforts, il lesaisit, l’embrasse, et s’écrie : Où pourrais-je mourir plusglorieusement ? Cerné de toutes parts, criblé de blessu-res, Albert allait succomber, quand les siens le rejoi-gnirent, épuisé, presque sans vie, mais tenant encorel’étendard en lambeaux.

Au siège de Grœfenberg, il monta le second à l’as-saut, s’élança le premier dans la ville, et, nouvelAlexandre, combattit seul, entouré d’ennemis, jusqu’àl’arrivée de ses troupes. Enfin, neuf fois vainqueur,une seule fois battu, il conclut, en 1450, avec les ré-voltés, une paix dont l’Empereur fut le médiateur.

Son frère aîné, Jean VAlchimiste, étant mort en 1464,Albert se vit maître de sa principauté de Bareith; sixans plus tard, l’abdication de son second frère Frédé-ric lui donnait l’Électorat de Brandebourg. En posses-