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Tome I.
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INTRODUCTION.

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Jœgerndorf, Joachim-Frédéric le céda à l’un de ses filsnommé Jean-George, qu’il voulait dédommager de laperte de l’évêché de Strasbourg.

Ce fut le premier Électeur qui établit, un Conseil d’E-tat; on voit par là dans quel désordre avait languil’administration de la justice et des finances.

Que devait être un tel gouvernement?

L’éducation delà jeunesse attira aussi son attention,et le collège de Joachimsthal fut fondé : c’était unelueur au milieu des ténèbres. A travers un singuliermélange d’habitudes sauvages et de goût des plaisirs,apparaissent déjà quelques efforts pour sortir de la bar-barie.

La nuit de ses noces, Joachim II s’était couché prèsde sa jeune épouse, armé de pied en cap. Jean-George,son fils, passionné pour les fêtes, étant monté au donjondu château pour voir tirer un feu d’artifice, mit la têtehors d’une lucarne, et cria à l’artificier : « Maître Jean,boutte quand je sifflerai. »

Lors des mêmes fêtes, données pour célébrer la nais-sance de l’aîné de ses enfants, parmi les quadrilles deseigneurs brillants d’or et d’argent, des bouffons son-naient du cor d’une façon grotesque, et se livraientà mille extravagances; le goût du siècle perçait tou-jours.

Sous Joachim-Frédéric, on vit dans l’Électorat lespremiers carrosses; c’était, il est vrai, de mauvais co-ches composés de quatre ais joints ensemble, mais, dumoins, commençait-on à sentir le besoin d’une existenceplus commode. Bientôt même, tels furent les progrès