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Tome I.
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INTRODUCTION.

du luxe, qu'il fallut soumettre à des lois somptuairestrès-rigoureuses des hommes à peine civilisés.

Atteint, à Storckau, d’une affection d’estomac,Joachim-Frédéric voulut regagner Berlin ; mais tandisque, dans sa voiture, le malade chantait des psaumesavec une ardente dévotion, il fit signe qu’il se trouvaitmal, joignit les mains, recommanda son âme à Dieu, etexpira près de Kœpenick, le 18 juillet 1G08, à l’âge desoixante-trois ans.

Joachim-Frédéric avait gouverné l’archevêché de Bran-debourg trente-un ans, et, plus de dix ans, l’Électorat.

Jean-Sigismond, son fils aîné, lui succéda. Il était néen 1572, année mémorable dans l’histoire par le hideuxmassacre de la Saint-Barthélemi, et par l’héroïque dé-livrance des Pays-Bas, que les princes d’Orange arra-chèrent aux bourreaux de Philippe II.

Non content d’hériter de la Prusse, Jean-Sigismondrevendiqua Juliers, la Marck, Clèves, Ravensberg,Ravenstein : il invoquait les droits de sa femme, Annede Prusse, fille de Marie-Eléonore de Juliers^ sœuraînée du dernier duc; et ceux résultant de lettres pa-tentes de Charles V, datées de 1546, renouvelées et con-firmées par ses successeurs, en 1566 et 1580. Ceslettres appelaient les sœurs du duc de Juliers à la suc-cession. Entre autres compétiteurs, figuraient la MaisonAlbertine ou électorale de Saxe, la Maison Ernestineou ducale de Saxe, et le plus ardent de tous, Philippe-Louis, comte palatin de Neubourg.

Le faible Rodolphe II remplaçait alors sur le trôneimpérial ce Maximilien II, le Titus de l’Allemagne. Il