INTRODUCTION.
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évoqua cette affaire à son tribunal, et bientôt un arrêtdu Conseil Aulique déclara qu’en attendant le jugementdéfinitif, les fiefs en litige seraient déposés entre lesmains de l’Archiduc Léopold, évêque de Passau et cou-sin de l’Empereur. Ce séquestre n’était, aux yeux deRodolphe, qu’un moyen commode de garder l’héritagepour son propre compte.
L’Électeur de Saxe, dévoué à l’Autriche, consentitsans peine à cet arrangement, attendant de la recon-naissance impériale le prix de son aveugle déférence.Mais il en fut autrement de Sigismond et du comte pa-latin de Neubourg : tous deux récusèrent la juridictionde l’Empereur, en l’accusant de partialité.
D’un autre côté, les États voisins des trois duchésvacants ‘, la France surtout et la Hollande, s’opposèrenthautement au séquestre; ils craignaient que la Mai-son d’Autriche ne finît par s’approprier ces provinces.Des protestations, on en vint aux voies de fait ; aidés dessecours de la France et de la République, les deux pré-tendants, ayant chassé le6 Autrichiens, se rendirentmaîtres des trois duchés et de leurs dépendances. Parun traité conclu à Dortmund, avec l’assentiment mêmedes États de ces provinces, ils étaient convenus deles administrer et de les posséder provisoirement encommun, jusqu’à un règlement de partage définitif.
La France et la Hollande s’empressèrent de garantirle traité de Dortmund; bientôt leurs armées furent en
1 Pfefïel, Nouvel abrégé chronologique de l’histoire et du droit publicd'A llemagne.