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Tome I.
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INTRODUCTION.

revient à la reine Sophie-Charlotte. Cette princesse,d’une si haute intelligence, proposa Leibnitz commeseul capable de poser les bases de la nouvelle compa-gnie : « Leibnitz, qui avait plus d’une àme, si j’osem’exprimer ainsi *, était bien digne de présider uneAcadémie qu’au besoin il aurait représentée tout seul :il institua quatre classes, dont l’une de physique et demédecine, l’autre de mathématiques; la troisième, dela langue et des antiquités d’Allemagne; la dernière,des langues et des antiquités orientales. Les plus cé-lèbres de nos académiciens furent MM. Basnage, Ber-nouilli, La Croze, Guillelmini, Hartzoeker, Herman,Kirch, Romer, Stürmer, Varignon, des Vignoles,Werenfels etWolff: depuis, on y reçut MM. de Beau-sobre et Lenfant, savants dont les plumes auraient faithonneur aux siècles d’Auguste et de Louis XIV. »

A Magdebourg, Othon de Guerick, inventeur de lapompe pneumatique, florissait encore; de savants pro-fesseurs, Thomasius, Gundling, Ludwig, Wolff, Strick,illustraient les universités de Halle et de Francfort-sur-l’Oder.

Frédéric I er voulut aussi établir, à Berlin, une Acadé-mie pour la jeune noblesse; celle de Lunéville lui avaitservi de modèle; mais cette institution disparut bientôt.

La lin de Frédéric I er fut aussi singulière que mal-heureuse. Après avoir perdu Élisabeth de Hesse-Cassel,sa première épouse ; veuf, une seconde fois, de Sophie-Charlotte de Hanovre, il s’était uni à la princesse Louise

1 Frédéric, ibkl.