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lui servir (le conseil que pour être employés à des né-gociations 1 .
George-Guillaume consulta encore les États en 1631,pour savoir s’ils trouvaient bon que l’Électeur fît allianceavec les Suédois, en leur remettant ses places, ou s’ildevait suivre les drapeaux de l’Empereur.
Mais Schwartzemberg concentra en lui seul la doubleautorité du souverain et des États. La position de ceministre, si la comparaison est permise, ressemblait àcelle des maires du palais sous les rois de France de lapremière race. Depuis, les États, ne s’assemblant plusque pour régler la perception des contributions et lagestion des caisses de crédit possédées par plusieurs pro-vinces, n’ont conservé aucune influence sur les affairesdu gouvernement. A cet égard, la Silésie garda, mêmedepuis la conquête, une partie de son ancienne con-stitution féodale 2 .
Quant au Conseil, ses attributions étaient considéra-bles. Il se composait des ministres de la justice et desfinances, de celui qui avait le département des affairesde l’Empire, et du Maréchal de la cour, sous la prési-dence d’un Stadhalter. De ce conseil émanaient toutesles sentences en dernier ressort, les ordonnances con-cernant le civil et le militaire, les règlements de police,les instructions des ministres employés dans les coursétrangères. L’Électeur était-il absent? Le Conseil deve-
1 Frédéric, Mémoires pour servir à l'histoire de la Maison de Bran-debourg.
2 JlaUe-Rrim, Géographie mathématique, physique et politique ,
Inme IV.