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Tome I.
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INTRODUCTION.

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Secondé du prince d’Anhalt, tacticien habile, le Roiploya ses troupes à une discipline de fer. Les manœu-vres acquirent une étonnante précision ; l’uniforme,lourd et incommode jusqu’alors, fut modifié, la paye dusoldat augmentée. En 1720, Frédéric-Guillaume échan-gea douze pots du Japon contre un régiment de dra-gons que le roi de Pologne voulait licencier. Depuis, onappela ce corps le régiment de Porcelaine : de là biendes duels. J

Longtemps la principale force du gouvernement avaitrésidé dans les Étals, et, jusqu’au règne de Joachim-Frédéric, les Electeurs n’eurent point d’autre conseil.C’étaient les États qui accordaient les subsides, réglaientles impôts, déterminaient le nombre des troupes (onn’en levait que dans les dangers extrêmes), et lespayaient. Toujours ils étaient consultés sur les mesuresà prendre pour la défense du pays, comme pour les loiset la police. On les voit, sous Joachim II, dégager plu-sieurs bailliages sur lesquels ce prince avait contractédes dettes, et stipuler formellement que ni lui ni sessuccesseurs ne pourraient désormais les hypothéquerou aliéner. Charles-Quiut désirait que Joachim se rendîtà la Diète de l’Empire ; les États entrèrent en corres-pondance directe avec ce monarque, lui mandèrent quece voyage leur semblait inutile, et le voyage n’eut paslieu.

En 1028, Jean-Sigismond et George-Guillaume con-férèrent avec eux : c’était relativement à la successionsi litigieuse de Juliersetde Berg. Les États nommèrentalors quatre députés, qui suivirent.la cour, tant pour

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