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JXTIÎOMXTION.
faisaient leur rapport au Roi, qui décidait en dernierressort. Pendant tout le règne de Frédéric-Guillaume,il ne parut pas une ordonnance qui n’eût été signée desa main, pas une instruction dont il ne fût l’auteur 1 :ainsi tout émanait du Roi ; une signature gouvernait leroyaume.
Moyennant une redevance annuelle que les proprié-taires payèrent à l’État, ce prince déclara tous les fiefsallodiaux. Ce fut lui qui, voulant porter son armée aucomplet de soixante-dix mille hommes, organisa lesystème de recrutement cantonnai. Tout le pays fut di-visé en cantons, et chaque régiment en eut un où il re-crutait annuellement son contingent d’hommes. Lecanton d’un régiment d’infanterie était de cinq millefeux; de dix-huit cents, celui d’un régiment de cava-lerie. En temps de paix, le régiment d’infanterie recru-tait trente hommes par an ; en temps de guerre, cent.S’il en fallait davantage, on prenait des étrangers. Ledistrict ou canton était partagé en plusieurs lots, et lelot se rapportait aune compagnie; en sorte que chaquemaison du pays appartenait à une compagnie. Tous lesgarçons, une fois l’âge et la taille atteints, devaientservir tant que l’on avait besoin d’eux. Etaient exemp-tés : 1° les jeunes nobles que l’on supposait s’adonnervolontairement au métier des armes dans les gradessupérieurs ; 2° les fils des ministres de la religion, et desétrangers établis dans le royaume sous la promesse de
1 Frédéric il, Mémoires pour servir A l’histoire de ta Maison deHrandeboury.