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Tome I.
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DE FRÉDÉRIC II.

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même de la comtesse, céda, en échange, à Frédéric,une très-belle fille qui le suivit à Berlin, à l’insu de sonpère. Ce fut là son premier amour.

En lisant ces scandales donnés par un roi en che-veux blancs, la honte monte au front, et l’indignationau cœur. Mais le silence serait une faiblesse} car l’his-toire doit peser, comme un châtiment, sur de tels at-tentats à la pudeur publique.

Cependant Frédéric-Guillaume, n’oubliant pas le butde son voyage, conclut avec Auguste un traité : ils’engageait à fournir à son allié un certain nombre detroupes pour forcer les Polonais à rendre la couronnehéréditaire dans la Maison électorale de Saxe; en outre,sa fille, la princesse Sophie-Frédérique-Wilhelmine,apportait à ce prince, avec sa main, une dot considé-rable, et un prêt de quatre millions. De son côté,Auguste, entre autres conventions, donnait la Lusaceen hypothèque des quatre millions.

Comme le roi de Pologne devait venir à Berlin pourassister à une grande revue, la signature du traité futremise à cette époque, et n’eut pas lieu.

La sœur bien-aimée de Frédéric, cette margrave deBareith, si remarquable par les qualités du cœur etde l’esprit, dit qu’à dater du séjour de Dresde, sonfrère se livra au plaisir avec passion, et que sa santémême en souffrit. Mais cette fougue du jeune âge, leprince royal sut bientôt la dompter; un tel homme nepouvait rester longtemps l’esclave de ses sens *.

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