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Tome I.
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DK FRÉDÉRIC II.

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princesse héréditaire de Bareith. Circonstance bizarre!elle se trouvait mariée contre le gré des trois per-sonnes 1 qui pouvaient disposer de son sort, et néan-moins avec leur consentement!

Enchanté du désappointement de la Reine, Frédé-ric-Guillaume célébra, le 20 novembre, à Berlin, avecmagnificence,dans les grands appartements du château,où tout, meubles et ornements, était d'argent massif,une cérémonie qui, à ses yeux, devenait un triomphepersonnel : festins splendides, où il s’amusait à enivrerson gendre, danse aux flambeaux, revues, riches pré-sents même à la princesse, rien ne fut épargné. LaReine seule, dominée par son ressentiment, déployaitcontre sa fille un luxe d’humeur Inimaginable.

Cependant, au milieu de toutes ses peines, la bonneWilhelmine, n’oubliant pas son frère, sommait Grum-kow de tenir sa parole.

Enfin, le Roi prouva qu’il était capable d’un senti-ment délicat et tendre. C’était le 23 novembre, fête dela Reine ; il y avait bal au château. Voulant lui offrirun bouquet digne d’une mère, Frédéric-Guillaumecommanda à son fils d’entrer furtivement dans le salonoù cette princesse faisait sa partie, et de se présenterensuite tout à coup devant elle. Le prince alla doncse placer près de la table de sa mère, attendant qu’elleportât ses regards vers lui. 11 pouvait à peine contenir

1 Le margrave de Bareith, en unissant son fils h la princesseWilhelmine, n’avait eu en vue que des avantages personnels; rléru parl’avarice du Roi, sa mauvaise humeur était grande.