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Tome I.
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DE FRÉDÉRIC II.

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vues et non réglées d’avance. Au reste, en vieillissant,sa présence aux parades devint de plus en plus rare,surtout depuis la guerre de Sept-Ans.

A midi précis, Frédéric dînait avec les convives qu’ilavait fait inviter à dix heures du matin. Son déjeunerétait fort simple : du chocolat ou des fruits ; mais unegrande recherche présidait au dîner. Douze cuisiniersle préparaient, sous la direction de deux maîtres-d’hôtel français.

Après le repas, les secrétaires ayant emporté leurslettres signées, le Roi appelait le secrétaire de sescommandements, chargé de la correspondance avecl’Académie, les professeurs, les savants et artistes, tantprussiens qu’étrangers. Restait-il un peu de temps?la lecture, les travaux littéraires en profitaient.

A six heures, commençait le concert ; il durait uneheure. Frédéric y jouait de la flûte, avec un vrai ta-lent. Après le concert, la conversation ou la prome-nade occupaient la soirée jusqu’au souper, c’est-à-direjusqu’à dix heures.

Tel fut, à très-peu de modifications près, durantquarante-six années, l’emploi de ses journées en tempsde paix.

A son avènement, le comte de Podevils était minis-tre des affaires étrangères, avec le comte de Fincken-stein pour adjoint, fonctions que l’activité personnellede Frédéric eût bientôt réduites à celles de simplescommis. Le baron de Cocceï avait les sceaux et la jus-tice; son successeur, M. de Jarriges, fut ensuite rem-placé par M. de Fiirst, dont enfin M. de Crammer