DE FRÉDÉRIC II.
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La seigneurie et le bailliage de Montfort, en Haute-Gueldre.
La baronnie de Herstall.
Le territoire de Turnhout, dans le Brabant.
Les seigneuries d’Orange, Polder, Thaaldierge,Wateringen, Haut et Bas-Schwalue, Petit-Waspic,Iwintig, Horven, Honderland et Gravesande.
Ajoutez un revenu de douze millions d’écus prus-siens 1 ; un trésor de vingt millions 2 ; une armée desoixante-dix mille hommes, dont vingt-six mille étran-gers; des possessions séparées par l’interposition deprovinces soumises à d’autres maîtres; en un mot, unemonarchie, sans cohésion entre ses diverses parties, sanscette unité de principes et de moyens, vraie force desÉtats homogènes ; tels étaient les éléments d’une puis-sance qui bientôt allait devenir formidable.
Frédéric avait toujours eu le goût des voyages; unefois maître, il voulut se satisfaire, et voir de près cetteFrance vers laquelle l’entraînait un irrésistible pen-chant. Après avoir visité ses possessions de Westpha-lie, il arriva à Strasbourg sous le nom de comte duFour, accompagné du prince Guillaume, d’Algarotti,du baron de Kayserling; son projet était d’aller inco-gnito jusqu’à Paris. Le prince et sa suite étaient enhabits bourgeois.
Descendu à l’auberge du Saint-Esprit, Frédéric an-nonça qu’il désirait souper avec quelques colonels.
1740
1 48,000,000 de francs.
2 80,000,000 de francs.