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Tome I.
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DE FRÉDÉRIC II.

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Frédéric, seraient entrés de force. Le 1" janvier,maître, sans résistance, des faubourgs, le Roi fait som-mer la ville de se rendre ; en même temps, quelquestroupes passent l’Oder et se cantonnent au Dôme. Pri-vée ainsi des deux côtés de la rivière, mal approvi-sionnée, et redoutant un assaut général, car les fossésétaient gelés, la place demanda à composer. Grâceau zèle religieux, la négociation fut prompte. Uncordonnier enthousiaste harangue le peuple, l’excite,marche à sa tête, force les magistrats de signer, avecles Prussiens, un acte de neutralité, et d’ouvrir lesportes.

Le 3 janvier, Frédéric entre dans Breslau, suivi, auxtermes de la convention, de trente grenadiers seule-ment. Son premier soin est de licencier tous les fonc-tionnaires au service de Marie-Thérèse. Quatre joursaprès, le colonel autrichien Fromentini est chasséd’Ohlau ; Otmachau tombe au pouvoir du maréchal deSchwerin ; le lieutenant-général Jeetz prend Namslau ;Brieg est investi par le major-général Kleist.

Durant son séjour à Breslau, Frédéric avait réussi àse concilier l’affection du peuple, tout en laissant auxCatholiques leurs privilèges, et en comblant d’égai’dsl’évêque et son clergé, il sut rassurer les Protestants.Plein d’attention pour la noblesse et la bourgeoisie, illes réunissait, chaque soir, dans quelque fête, et, quoi-que la danse fût peu de son goût, il ouvrait le bal enpersonne.

De Breslau, Frédéric marche sur Neiss, somme laforteresse de se rendre, et, sur son refus, bombarde

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