1)K FRÉDÉRIC II.
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J.K 10 avril, vers cinq heures du matin, le ciel s’é-tant éclairci, l’armée, forte de 27 bataillons, de 29escadrons de grosse cavalerie, et de 3 de hussards, serassembla auprès du moulin de Pogrel, et se mit enmarche sur cinq colonnes. Sachant la supériorité del’ennemi en cavalerie, Frédéric plaça deux bataillonsde grenadiers entre les escadrons de chaque aile. ALutzen, Gustave-Adolphe avait employé cette dispo-sition; selon toute apparence, on ne s’en servira plus 1 .C’est dans cet ordre qu’on s’avança, en suivant la di-rection du chemin qui mène à Ohlau. Parvenu à deuxmille pas environ de Molwitz, l’armée se déploya sansvoir paraître un seul ennemi. L’aile droite devait s’ap-puyer au village de Hermsdorff; mais M. de Schulem-bourg, qui commandait la cavalerie de cette aile, pritsi mal ses mesures, qu’il n’y arriva pas. La gauches’appuyait au ruisseau de Lauchwitz, dont les bordssont marécageux et profonds.
Cependant, comme l’infanterie se trouvait troppressée par la cavalerie de la droite, trois bataillonsfurent retirés de la première ligne pour couvrir ladroite des deux lignes; disposition heureuse, qui con-tribua principalement à la victoire. On parqua le ba-gage près du village de Pampitz, à mille pas environderrière les lignes; le régiment de La Motte le cou-vrait.
Le comte de Rottembourg, avec l’avant-garde, s’ap-procha de Molwitz, d’où il vit déboucher les Autri-
1 Jomini, Traité des grandes opérations militaires.
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