HISTOIKK
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H4i chiens. C était le moment de les attaquer; mais, ayantreçu l’ordre précis de ne rien engager, il ramena satroupe à l’aile droite, dont elle faisait partie. Commentun général aussi expérimenté que M. de Neuperg selaissa-t-il ainsi surprendre? On s’en étonne; mais sesordres à différents officiers de hussards de battre lacampagne avaient été mal exécutés. Il n’apprit l’ap-proche du Roi qu’en voyant l’armée prussienne enbataille devant ses cantonnements : force lui fut deformer ses troupes, à la hâte, sous le feu du canonennemi.
L’aile gauche de cavalerie autrichienne se présentala première. Son commandant, le baron de Rœmer,officier intelligent et déterminé, vit que l’aile droitedes Prussiens était plus avancée vers Molwitz que lagauche, et que, s’il restait immobile dans sa position,M. de Neuperg risquait fort d’ètre battu, avant que lacavalerie de l’autre aile fût arrivée. Sans donc atten-dre l’ordre de personne, il résolut d’attaquer la droitedes Prussiens. M. de Schulembourg, pour regagner levillage de Hermsdorff, avait maladroitement fait unquart de conversion à droite par escadrons : Rœmerle chargea, bride abattue et en colonnes. Bientôt sestrente escadrons eurent enfoncé les dix escadrons prus-siens dont chacun présentait le flanc gauche. Cettecavalerie en déroute passa entre les bataillons de gre-nadiers intercalés parmi les escadrons, et les eût cul-butés, si ces bataillons n’eussent fait feu indistincte-ment sur les fuyards et sur les Autrichiens : Rœmery fut tué. Les deux bataillons de grenadiers, après