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Tome I.
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DE FRÉDÉRIC II. 2,'iü

s’être soutenus seuls, rejoignirent, en lion ordre, la idroite de l’infanterie.

Cependant la victoire semblait se déclarer en faveurdes Autrichiens. Sehwerin, l’intrépide Schwerin lui-même conjure le monarque de quitter le champ debataille ; Frédéric s’éloigne en frémissant de honte etde douleur. Quel début! mais la fortune veillait surcette grande destinée.

M. de Schulembourg venait de périr dans une chargemalheureuse, et ses escadrons s’étaient de nouveaudébandés. Alors la cavalerie ennemie se jeta sur leflanc droit de l’infanterie prussienne, où trois batail-lons, ainsi qu’on l’a vu plus haut, avaient été placésen potence, comme par hasard. A trois reprises, cetteinfanterie fut vigoureusement attaquée; des officiersautrichiens tombèrent blessés dans ses rangs; nom-bre de leurs cavaliers furent désarçonnés à coups debaïonnette. Mais enfin, à force de valeur, elle re-poussa toutes les charges; l’ennemi perdit beaucoupde monde.

M. de Nfùperg saisit ce moment; son infanterie s’é-branla pour entamer la droite des Prussiens aban-donnée de ses escadrons; lui-même, à la tête de sacavalerie, il fît d’incroyables efforts pour enfoncer lestroupes du Roi, mais en vain : cette héroïque infan-terie résistait comme un roc.

A la gauche des Prussiens les choses allaient mieux.Cette aile qu’on avait refusée, était appuyée au ruisseaude Lauchwitz, et la cavalerie, ayant chargé celle de lareine de Hongrie au delà de ce ruisseau, l’avait battue.