HISTOIRE
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4i temps incertaine, se décida enfin : sans intérêt danscette guerre, sans motif légitime, elle y fut entraînéepar le comte de Belle-Isle, que tourmentaient l’ambi-tion de faire un empereur et le besoin de bouleverserl’Europe.
Ce petit-fils du surintendant bouquet, alliant à uneprodigieuse activité de corps et d’esprit le talent derevêtir ses plans gigantesques de formes séduisantes,cachait, sous des dehors phlegmatiques, une perpé-tuelle inquiétude, et proposait froidement, commechose toute simple, la dévastation des empires. Le re-pos le fatiguait; s’arrêter ne lui était pas possible.Digne d’être chef par ses talents, il eût mérité, par sesdéfauts, de n’être employé qu’en second 1 .
Le cabinet de Versailles commit alors deux fautes :l’une, en faisant la guerre ; l’autre, une fois la guerrerésolue, en ne déployant pas assez de forces pour as-surer le succès.
L’électeur de Bavière était tout prêt : au premiermouvement des Français, oubliant combien Louis XIVavait été fatal à son père Maximilien, il se précipitadans la carrière 2 . Prisonnier autrefois des Autrichiens,Charles-Albert, en combattant pour la couronne impé-riale, croyait avoir trouvé aussi l’occasion de venger unevieille injure ; rêve mensonger que dissipa bientôt undouloureux réveil.
L’alliance de ce prince avec la France et l’Espagne
' Flassan, Histoire générale et raisonnée de la diplomatie française.* Koch, Abrégé de l'histoire des traités de paix.