DE FRÉDÉRIC II.
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fut signée à Versailles, le 18 mai. Le roi de Pologne,comme électeur de Saxe, le roi de Sardaigne, l’électeur deCologne et l’électeur palatin y entrèrent successivement.Afin de priver Marie-Thérèse du secours des Russes, onporta la Suède à leur déclarer la guerre. Le roi d’Es-pagne entra dans l’alliance pour lui-même et pour leroi des Deux-Siciles, mais seulement par rapport auxaffaires d’Italie.
Déjà, ivre de joie, le maréchal de Belle-Isle, ambas-sadeur de France à la Diète d’Élection, rédigeait, àFrancfort, un traité de partage de tous les États autri-chiens : la Bohême et la Haute-Autriche y étaient ad-jugées à l’électeur de Bavière; le margraviat de Mora-vie, avec la Haute-Silésie, à l’électeur de Saxe; lereste de la Silésie au roi de Prusse, et la Lombardieautrichienne au roi d’Espagne. Marie-Thérèse ne con-servait que la Hongrie, les Pays-Bas, la Basse-Au-triche, les duchés de Carinthie et de Carniole 1 .
Belle-Isle vint trouver le Roi au camp de Molwitz,et lui communiqua ce projet, avec la proposition d’untraité d’alliance au nom de Louis XV. Le plan de par-tage déplut à Frédéric, peu disposé à laisser des rivauxcroître à ses côtés. Néanmoins, un mois après, instruitde la redoutable ligue organisée contre lui, il signa sonalliance avec la France, qui lui assurait la Basse-Silé-sie ; en même temps, par un autre traité avec l’électeurde Bavière, auquel le Roi garantissait la Haute-Autriche,le Tyrol, le Brisgau, la Bohême, il se réservait la Si-
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1 Koch, Abréijé de l'histoire des traités de paix, ok\