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Tome I.
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DE FRÉDÉRIC II.

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à laquelle pourtant Frédéric 11e donna qu’un assentimentverbal, contenait la cession de toute la Basse-Silésieavec les villes de Breslau ët de Neiss; les limites yétaient fixées comme dans F ultimatum, rédigé par Fré-déric lui-même avec un remarquable laconisme. « Toutela Silésie, jusqu’à la rivière de Neiss; la ville de ce nometGlatz; au delà de l’Oder, les anciennes limites entreles duchés de Brieg et d’Oppellen subsisteront; Breslaum’appartiendra; la religion demeurera dans l’état oùelle se trouve ; point de dépendance de la Bohême, unecession à perpétuité. En retour, nous n’irons pas plusloin, nous assiégerons Neiss pour la forme, le comman-dant rendra la place et se retirera ; nous prendrons tran-quillement nos quartiers d’hiver, et l’armée autrichiennese portera où elle voudra. Que tout soit terminé dansdouze jours. »

Peu après, M. de Neuperg fit prendre à son arméele chemin de la Moravie; aussitôt commença, mais pourla forme seulement, le siège de Neiss. La ville ne tintque douze jours ; la garnison autrichienne n’en étaitmême pas encore sortie, que déjà les ingénieurs prus-siens y traçaient les nouveaux ouvrages qui en firentune des bonnes places de l’Europe. Ensuite l’armée duRoi s’étant divisée, une partie marcha, en Bohême, sousles ordres du prince Léopold d’Anlialt; quelques régi-ments furent employés au blocus de Glatz ; le reste destroupes, aux ordres du maréchal deSchwerin, s’établitdans la Haute-Silésie ‘.

1 Frédéric, Histoire de mon temps, tome I; — Jomini, Traité desgrandes opérations militaires , tome I.

1711

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