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Tome I.
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UE FRÉDÉRIC II.

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quatre plus puissantes femmes de l'Europe, Élisabeth,Marie-Thérèse, la reine de Pologne, la marquise dePompadour. Parmi les ministres, Bestucheff en Russie,Kaunitz en Autriche, le duc de Choiseul en France,Brulh en Saxe, lui vouèrent une inimitié non moinsprofonde.

Après avoir gouverné la France durant dix-septannées, le cardinal de Fleury s’éteignit, sans gloire,le 29 janvier 1745, à Issy près Paris. Son administra-tion avait été douce (sauf pourtant ses mesures rigou-reuses contre les appelants de la huile Unigenitus),économe, désintéressée, pacifique, mais imprévoyante.Ce ministre, dupe de l’Angleterre et des adroites ca-resses de Walpole, négligea constamment la marine etl’armée. Aux approches de la mort, les suites pro-bables d’une guerre que réprouvait sa consciencel’effrayèrent. Chargé d’années, déjà un pied dans latombe, il n’avait pas eu la force de renoncer au pou-voir. Ses derniers jours manquèrent de dignité. Ons’afflige de voir un vieillard, revêtu de la pourpre sa-crée, tolérer, dans son élève-roi, le scandale d’unamour adultère, s’associer même aux honteuses menéesdes courtisans. Mais le plus grave de ses torts, c’est de.n’avoir développé, dans l’âme de Louis XV, aucuneaffection généreuse. Ce monarque était né bon, intelli-gent : Fleury le fit égoïste, pusillanime, impropre aucommandement. Rien en lui ne rappela un petit-filsde Henri IV.

Heureux encore le cardinal, s’il eût cessé de vivreavant la désastreuse retraite de Prague, où, en dix

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