1)E FRÉDÉRIC 11.
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Déjà le Roi avait quitté Berlin, et se rendait en Silé-sie , lorsqu’il reçut l’étrange nouvelle d’un traité depaix entre la reine de Hongrie et le jeune électeur deBavière, signé, le 22 avril, à Fuessen dans l’évêchéd’Augsbourg, sur les frontières duTyrol. Forcé, commeson père et son grand-père, de quitter sa capitale,menacé de toutes parts, Maximilien-Joseph renonçait,pour lui et sa postérité, à toutes prétentions sur lesÉtats de la Maison d’Autriche.
En même temps, le landgrave de Hesse retirait sestroupes, et l’électeur palatin invoquait la neutralité, sadernière ressource.
Ainsi fut consommée l’entière dissolution de laligue de Francfort; ainsi se vérifièrent les trop jus-tes soupçons qui, depuis quelque temps, planaientsur Seckendorf. La voix publique l’accusa de s’êtrevendu à l’Autriche. Frédéric lui reproche même d’a-voir supposé des lettres, et produit de fausses pièces,pour arracher au jeune électeur la signature tant dé-sirée 1 .
Plus qu’aucune autre puissance, le gouvernementfrançais aurait eu droit de se plaindre s , si les diffi-cultés de sa position n’eussent été son propre ouvrage.
1 Frédéric, Histoire de mon temps, tome II ; — Mémoires de Valori,tome I.
5 Ce n’était cependant pas, ainsi que l’appelle M. de Flassan <His-toire de la diplomatie française), une honteuse défection. « Voici, dil-il(tome V, p. 283), la cause, mais non l’excuse de cette honteuse dé-fection. L’Électeur avait été élevé par des gouverneurs-qui, attachéspar inclination ou par intérêt à la cour de Vienne, disaient continuel-
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