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Tome I.
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DK FRÉDÉRIC H.

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mille défenseurs sur la Bohême ; Georges, à fournirannuellement cent mille livres sterling pour l’entretiende cette armée; et les États-Généraux, cinquante mille.De plus, si l’électeur de Saxe était attaqué, chacunedes puissances alliées devait le soutenir de toutes sesforces On eût dit que les négociateurs qui rédigèrentce dernier article avaient prévu quels embarras il devaitsusciter à Frédéric.

Bientôt la Pologne et la Russie accédèrent à la qua-druple alliance.

De la France seule, le cabinet de Berlin pouvaitattendre quelques secours. Frédéric fit représenter àVersailles l’impossibilité où il se trouvait de soutenirlongtemps une guerre, dont tout le fardeau pesait surlui ; ce prince adjurait Louis XV de remplir ses traitésà la lettre; réclamant, comme l’ennemi se préparait àfaire une invasion dans ses États, l’assistance qu’il luidevait dans ce cas, ou une diversion réelle qui lui pro-curât du soulagement.

Le ministère français parut peu touché de ces repré-sentations; il les traita à la légère, voulant que la prisede quelques places en Flandre passât pour une diver-sion considérable.

Le Roi, s’adressant encore directement à Louis XV,lui exprima le peu de satisfaction que lui causait lafroideur des ministres français, et combien sa situationdevenait pénible ; il croyait que ce prince lui devaitquelque retour pour l’avoir secondé dans un moment

1 Knrli, Abrégé de l’histoire des traités de paix, tri rue II.

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