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Tome I.
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HISTOIRE

*+45 troupes, le désordre devint complet; tout se débanda,tout fuit vers les montagnes. Les Saxons se sauvèrentpar SeyffersdorfF; le corps de bataillé des Autrichiens,par Kauder, et leur aile par Hoheu-Friedberg, où, fortheureusement pour eux, Wallis etNadasti étaient venuscouvrir leur retraite. L’armée prussienne les poursuivitjusque sur les hauteurs de Kauder, où, pour prendrequelque repos, elle s’arrêta.

Sept mille prisonniers, dont quatre généraux et deuxcents ofliciers; soixante-seize drapeaux, sept éten-dards, huit paires de timbales, soixante canons, telsfurent les trophées de la victoire. Quatre mille Autri-chiens tués, et cinq mille blessés gisaient sur le champde bataille. Les Prussiens eurent deux mille trois centshommes tués ou blessés *. Frédéric fit donner aux bles-sés ennemis les mêmes soins qu’aux siens 1 2 .

Ce fut, dit Guibert 3 , une de ces batailles de grandmaître, où le génie fait tout plier devant lui, qui sontgagnées, dès le début, et presque sans contestation,parce qu’il ne reste pas à l’ennemi déconcerté la possi-bilité de rétablir le désordre 4 .

1 Frédéric, Histoire de mon temps, tome II ; — Millier, Tableau desguerres de Frédéric le Grand; — Grimoard, Tableau de la vie et durègne de Frédéric; —Jomini, Traité des grandes opérations militaires.

2 Mémoires du marquis de Valori, tome I.

3 Éloge du roi de Prusse.

4 « Les combinaisons de Frédéric pour la bataille de Hohen-Fried-berg appartiennent, sans contredit, à ses plus belles opérations. On luidoit les plus grands éloges pour l’habileté avec laquelle il sut choisir saposition, afin d’attendre l’armée ennemie au débouché des gorges. Onvoit par la relation que l’aile gauche des ennemis, formée de Saxons,