DE FRÉDÉRIC 11.
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Dans cette brillante journée, le prince Henri, à peine msâgé de dix-neuf ans, et qui remplissait les fonctionsd’aide de camp près du Roi, son frère, annonça ce qu’ildevait être un jour sur les champs de bataille.
Le prince de Prusse ne s’y distingua pas moins.Comme il marchait, au milieu du feu, à la tète de sabrigade, le marquis de Valori, envoyé de France, qui setrouvait auprès du Roi, ne put cacher son étonnementdu poste périlleux choisi par le Prince : « Ah! réponditFrédéric, où pourrait-on être mieux qu’avec de tels ca-marades? Et ne faut-il pas leur montrer qu’on est digned’eux? »
Envoyé par Louis XV à Frédéric, pour lui annoncerla victoire de Fontenoy, M. La Tour était arrivé aucamp prussien, à l’heure même de la bataille. « Aizisidonc, lui dit le Roi avant l’action, vous êtes venu voirà qui restera la Silésie?— Non, Sire, avait répondul’olïicier, je veux seulement juger de quelle manièreVotre Majesté punit ses ennemis et défend ses États. »
Après l’action, Frédéric écrivit au roi de France :
« Je viens d’acquitter en Silésie là lettre de change queVotre Majesté a tirée sur moi à Fontenoy. »
était déjà accablée avant que rien ne fût disposé a la soutenir. Lors-qu’elle fut hors de combat, le centre se trouva alors attaqué de front etsur son extrême gauche par une masse de forces imposantes ; et il étaitdifficile qu’il ne fût pas battu et culbuté, dans une position à laquellel’altaque bien combinée de la cavalerie prussienne, commandée parGesler, vint bientôt mettre lé complément. Jamais l’emploi (l'es troupesne présenta une application plus exacte des principes. » (Jomini, Traitédes grandes opérations militaires.)