DE FRÉDÉRIC U.
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sont culbutés, partie dans le ravin qu’ils ont derrière mseux, partie sur leur propre infanterie ; et ce désordreétait inévitable, car la première ligne renversée devaitnécessairement se jeter sur la seconde; celle-là, surla troisième; point d’espace, en effet, où ces 50 esca-drons pussent se reformer.
Animée par ce succès, la première brigade d’infan-terie de la droite des Prussiens se hâte trop d’attaquerles batteries autrichiennes signalées plus haut; en unmoment, 28 canons chargés à mitraille éclaircissentles rangs des assaillants, et les font plier. Heureuse-ment que cinq bataillons, formant toute la réserve,arrivent : ceux qui avaient été repoussés se reformentauprès d’eux, et, d’un commun effort, ces dix batail-lons emportent la hauteur et la batterie; action d’éclatdue en grande partie à MM. de Bonin, lieutenant-général, et de Grist, colonel.
Alors apparut une grosse colonne d’ennemis; ve-nant de leur droite, elle descendait des hauteurs pours’emparer de Burckersdorff. Le Roi la prévint, en bor-dant ce village d’un bataillon de Kalckstein ; et, pourcouvrir ce bataillon, on mit le feu aux maisons lesplus éloignées vers la gauche, pendant que l’infante-rie de la gauche se formait derrière. Ce bataillon fitun feu de peloton contre l’ennemi, comme il l’eût faitsur un champ d’exercice; la colonne se retira en fuyant.
Dès lors, la cavalerie de la droite des Prussiens de-vient inutile sur le point qu’elle occupe à cause duprécipice où elle a jeté les Autrichiens. On laisse doncles cuirassiers de Buddenbrock et quelques hussards
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