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Tome I.
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DE FRÉDÉRIC II.

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arrière duquel se trouve cette forêt. S’y engager, c’eût 1été compromettre mal à propos tous les avantagesqu’on venait d’obtenir. N’était-ce pas assez qu’uncorps de 18,(XX) hommes en eût battu plus de 40,000?Les Prussiens perdirent 3,000 hommes hors de com-bat; parmi les morts, le prince Albert de Brunswick,le général Blanckensie; les colonels Bredow, Blanckem-bourg, Bolina, Ledebour; les lieutenants-colonels Langeet Wedel des gardes. La perte des Autrichiens fut devingt-deux canons, dix drapeaux, deux étendards,

% (XX) et quelques prisonniers, 6,000 tués ou blessés.

Au premier bruit du canon, le lieutenant-généralLehwald, posté avec un corps détaché près de Trau-tenau, avait volé au secours du Roi, se dirigeant demanière à renforcer son aile droite ; mais il arriva troptard : tout était fini.

Moins de zèle, moins de dévouement animait lesofiic-iers du prince Charles. En effet, les généraux Na-dasti et Desoffi, soutenus des colonels Trenck et Fran-quini, avaient reçu ordre d’assaillir, avec leurs troupeslégères, le camp prussien en face, en queue et surl’aile gauche, tandis que le prince l’attaquerait surl’aile droite. Mais, au lieu d’obéir, ils s’amusèrent àpiller les bagages que le major-général prussien Schieh-ting couvrait seulement avec cinq bataillons. Cetteperte fut d’autant moins sensible au vainqueur, qu’ils’était vu ainsi débarrassé d’une masse redoutabled’ennemis. « Tant mieux, s’était écrié Frédéric en ap-prenant ce pillage pendant la bataille, ils ne viendrontpas nous interrompre ! »