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HISTOIRE
ii45 nistre anglais puisse jamais nie conseiller de me dé-partir d’un traité que j'ai tait avec le Roi, son maître, etque la Grande Bretagne a garanti. Vous me verrez plu-tôt périr, moi et toute mon armée, que de me relâchersur le moindre mot de ce traité.
« Si la reine de Hongrie veut, une bonne fois, fairela paix, je suis prêt à la signer selon la convention deHanovre; et, si elle le refuse, je me verrai en droit dehausser mes prétentions contre elle. Apportez-moidoncles dernières résolutions du roi de Pologne, et que jesache s’il préfère la ruine totale de son pays à sa con-servation, les sentiments de la haine à ceux de l’amitié;et, en un mot, s’il aime mieux attiser l’embrasementfuneste de cette guerre, que de rétablir la paix avec sesvoisins et pacifier l’Allemagne. Je suis, avec toute l’es-time possible, etc., etc.
« E'édéric. »
C’est au moment où tout préparait la pacification del’Allemagne, que Frédéric reçut de Louis XV la ré-ponse suivante à la lettre par laquelle il avait réclaméson aide avec tant d’instance :
« Monsieur mon Frère,
« Votre Majesté me confirme, dans sa lettre du 15 no-vembre, ce que je savais déjà de la convention de Ha-novre du 26 août. J’ai dû être surpris d’un traité né-gocié, conclu, signé et ratifié avec un prince qui estencore mon ennemi, sans que j’en aie eu la moindre