1)K FRÉDÉRIC II.
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les prologues des opéras de Louis XIV; mais, à côté dugrand roi qu’Auguste était petit !
Frédéric voulut visiter le somptueux palais du favori :entre autres témoignages d’un luxe en démence, on ytrouva soixante épées, quatre-vingts cannes, trois centvingt-deux tabatières, cinq cent vingt-huit habits com-plets, six cents paires de bottes, huit cents paires desouliers, et assez d’étoffes en pièces pour habiller troisvilles : toute une chambre était pleine de perruques!En y entrant, « Que de perruques, dit Frédéric, pour unhomme sans tête ! »
Le jour môme de son entrée à Dresde, ce prince avaitrépondu à M. de Villiers :
« Monsieur, j’ai été fort surpris de recevoir des pro-positions de paix le jour d’une bataille, et j’ai été con-vaincu suffisamment du peu de sincérité des ministressaxons, par le retour du prince Charles de Lorraine enSaxe. La fortune, qui a secondé ma cause, me permet dequalifier ces sortes de procédés comme ils le méritent;mais, bien loin d’en profiter, j’offre encore pour la der-nière fois mon amitié au roi de Pologne. Mes succès nem’aveuglent point, et, quoique j’aie lieu d’être fier dema situation, je suis toujours dans les sentiments depréférer la paix à la guerre. J’attends que MM. de Bulowet de Rex 1 aient leurs pleins pouvoirs, pour que le comtede Podewils, qui arrivera ce soir ou demain, puisse en-trer immédiatement en conférence avec eux. D’ailleurs,je ne saurais vous cacher ma surprise de ce qu’un mi-
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4 Plénipotentiaires saxons.