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crues formèrent plusieurs villages, de deux cents fa- JT45-milles chacun. Ayant appris que le duché de Magde-bourg était réduit, par la disette d’hommes, à appeler,pour faire les récoltes, les habitants du Yogtland, quis’en retournaient ensuite chez eux, il attacha ceux-ciau duché par d’avantageux établissements. Aussi, du-rant le cours de cette paix, l’État s’enrichit-il dedeux ceut quatre-vingts villages, tous bien bâtis, bienpeuplés.
Tandis que l’habitant des campagnes voit naître au-tour de lui l’abondance, des villes s’élèvent comme parenchantement ; les manufactures se multiplient; à Ber-lin, les étoffes riches et de velours; à Postdam, lesétoffes légères et unies; une fabrique de basin enrichitla ville de Brandebourg; Francfort-sur-l’Oder pi'éparedu cuir dit de Russie; comme Berlin et Postdam, Mag-debourg fait des bas et des mouchoirs de soie. Splitt-gerber envoie dans toutes les provinces le sucre qu’ilraffine dans la capitale. Là où se trouve, en abondance,du bois que l’éloignement des rivières ne permet pasde débiter, s’établissent des ateliers qui fournissent auxforteresses et à l’armée des canons de fer, des boulets,des bombes. Dans la principauté de Minden, on dé-couvre de nouvelles salines, et elles ne tardent pas às’améliorer; celles de Halle sont perfectionnées, à l’aided’appareils pour la gradation du sel. Appelant, à grandsIrais, des ouvriers de Dresde, il crée et organise cettemanufacture de porcelaine si renommée. L’argile qu’ony emploie surpasse en blancheur celle du reste del’Europe. La fabrique d’armes, fondée par son père à