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Tome I.
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HISTOIRE

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mo" ^pendaw, reçoit des développements considérables.

Par un double bienfait, tous ces travaux donnenten même temps du pain à la misère, des jouissances àla richesse. Bientôt la Prusse enverra ses toiles, sesdraps, ses lainages en Espagne, en Italie, jusqu’enChine.

Dans toutes les provinces, des primes d'encourage-ment sont distribuées pour la culture des mûriers. Unecclésiastique sollicite-t-il une grâce? Frédéric la luiaccorde d’autant plus volontiers qu’il voit en lui unpropagateur zélé des bonnes méthodes agricoles. Au-près du prince, la seule manière d’être courtisan, c’estde se rendre utile. En ranimant le commerce intérieur,Frédéric, qui voulait lui assurer de lointains débou-chés, créa des Compagnies maritimes : il commençapar celle d’Embden 1 . Mais aucune ne réussit ; aucunene pouvait réussir. Ce genre d’établissement ne con-venait point à la Prusse.

1 Cette place, capitale de l’Ost-Frise, passait autrefois pour un desmeilleurs ports de l’Europe. Forcés de quitter Anvers, les Anglais enavaient fait le centre de leurs liaisons avec le continent ; et les Hollan-dais, n’ayant pu s’en rendre maîtres, avaient voulu le combler. Bienque ce petit pays fût placé loin du siège de sa puissance, Frédéric avaitcompté, pour le protéger, sur la terreur qu’inspirait son nom. LaCompagnie ne réussit pas ; six vaisseaux, partis successivement pourla Chine, ne rendirent aux intéressés que leur capital, et un bénéliccde demi pour cent chaque année.

Une autre Compagnie, formée, peu de temps après, dans le mêmelieu pour le Bengale, fut encore plus malheureuse. En 1763, leur dis-solution fut prononcée. (Kaynal, Histoire philosophique et politiquedes établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes.)