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Tome I.
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DE FRÉDÉRIC II.

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taire, etc., etc. L’attitude politique du roi de Prusse, 174s-et la situation géographique de ses États, exigeaientqu’il eût toujours devant lui de quoi soutenir au moinstrois campagnes. Entouré d'ennemis, ayant à défendreune immense ligne de frontières ouvertes au premieroccupant, Frédéric n’aurait pu obtenir, tout à coup,de son peuple, ces secours pécuniaires faciles à trou-ver chez une nation opulente. Sa prévoyance devaitdonc concentrer autour du trône tous les moyens pos-sibles d’attaque ou de résistance. Son existence politi-que y était attachée; sans d’aussi sages précautions,ce prince eût végété dans une timide dépendance;peut-être même n’eût-il fait que traverser la scènedu monde pour s’anéantir aussitôt, comme un de cesrapides météores qui apparaissent, brillent et s’étei-gnent.

Ce régime salutaire eut bientôt ravivé le corps del’État.

Aussi, dès l’année 1756, les revenus de la cou-ronne, non compris ceux qu’elle tirait de la Silésieet de l’Ost-Frise, s’étaienl-ils augmentés de douze centmille écus, sans surcharge pour les contribuables. Lapopulation avait éprouvé un accroissement propor-tionnel.

Tant d’utiles travaux seraient restés incomplets, si lalégislation n’eût attiré les regards du prince. « La jus-tice, mal administrée durant le règne précédent, etqui était devenue très-injuste, méritait des soins et uneattention particulière. L’on s’était accoutumé à éluderles lois. Les procureurs faisaient un trafic honteux de la