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Tome I.
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HISTOIRE

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ms- retard devenait impossible. Ainsi, un caissier provin-cial, chargé de faire un payement à jour fixe, voyait-illes versements de la caisse inférieure tout à fait enretard, ou seulement incomplets? il était tenu d’aver-tir la caisse générale, qui lui envoyait à temps les fondsnécessaires *.

Tous les trois mois, les baillis portaient égalementleur rente d’avance à la Chambre des Domaines; cetargent restait sur les lieux, y servant à la solde destroupes, au traitement des employés, aux construc-tions, aux bâtiments, aux travaux publics, etc. Toutela dépense de la province se payait ainsi des deniersde la province : c’était un des grands avantagesdu système prussien*. Les résidus seuls allaient àBerlin.

Chaque année, le 2 ou le 3 juin, arrivaient au châ-teau des chariots chargés de petits tonneaux pleinsd’argent destiné au trésor de réserve. Avec six millefrancs d’appointements, un ancien sous-officier étaitle gardien de plus de trois cent millions de livres. Saprobité fut constamment irréprochable.

De plus, le Roi avait à Postdam un trésor particu-lier appelé la Chatouille, commis à la fidélité d’un deses premiers domestiques, et montant à quinze ou vingtmillions de rixdalers. Ces fonds étaient spécialementaffectés à ses dépenses personnelles et à l’entretien dequelques établissements, comme YEcole civile et mili-

• Thiébault, Mes souvenirs de vingt ans de séjour à Berlin,^Mirabeau. Monarchie 'prussienne, tome IV.