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Tome I.
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DE FRÉDÉRIC II.

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lence de sa méthode. Ainsi nul officier, depuis le gé- n-»5

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neral jusqu a 1 enseigne, ne pouvait, sous un pvetextequelconque, manquer à l’exercice; on ne connaissaitd’autre dispense que la maladie ; encore, l’individu sou-vent malade eût-il été bientôt réformé. Un officiern’obtenait que très-rarement la permission de quittersa garnison : un congé de trois mois, tous les quatre àcinq ans, telle était l’unique faveur accordée à ses goûtsou à ses affections. Toute la vie du militaire se passaitprès de son drapeau; le régiment devenait sa famille.

A l’exercice, dans une marche, l’officier était as-treint au même degré d’attention que le soldat, et lamoindre faute punie.

Voilà pour le moral, l’instruction et la discipline deses troupes.

Mais Frédéric sentait que tant d’avantages seraienten partie perdus, si son armée n’était pas toujoursprête à se rassembler et à agir : chaque régiment eutdonc, en tout temps, son équipage de campagne; etl’artillerie, son train, ses chevaux, ses munitions. Lesvivres étaient assurés d’avance, d’immenses quantitésde grains déposées dans les forteresses.

L’artillerie prussienne était divisée en artillerie decampagne et artillerie de garnison ; la force totale de lapremière s’élevait à quarante-trois compagnies, d’àpeu près deux cents hommes chacune 1 .

1 L’extrait suivant donne une idée du système d’artillerie prussienne:

« Outre les pièces de régiment, qui sont attachées à chaque batail-lon, on compte une batterie de dix pièces pour chaque brigade (ilsuppose la brigade de cinq bataillons); ces pièces sont de différents