DE FItÉDÉHIC II.
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tillerie de garnison. Chaque forteresse avait sa compa-gnie d’artillerie.
Quant au génie, si Frédéric s’était formé une idéeexacte de l’usage qu’on en peut tirer, certes il aurait eudes ingénieurs. Loin de là, il éprouvait pour eux uuevéritable antipathie; sa rigide économie ne pouvait serésigner aux frais énormes de leurs constructions.Quoique détestant cordialement les forteresses, ceprince, ne se méprenant pas sur l’utilité des places pourdéfendre la longue lisière de ses forts, en construisitbeaucoup en Silésie et ailleurs. Faible en matière de
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« A une batterie de dix pièces de six pesantes, sont attachés un ca-pitaine, trois lieutenants, dix bas-ofüciers, quatre-vingts artilleurs, unofficier de train, trois vaguemestres, un charron, soixante-cinq valetset cent trente-neuf chevaux, sans ceux des officiers du train.
« Une pièce de douze demande douze hommes pour la servir ; et unebatterie de dix pièces a un capitaine, quatre lieutenants, dix bas-offi-ciers, cent vingt artilleurs, un officier de train, quatre vaguemestres,un charron, cent dix valets, deux cent vingt-six chevaux.
« Chaque obusier est accompagné d’un chariot à grenades, atteléde six chevaux. L’obusier d’une livre est traîné par quatre, celui de dixlivres par six, et celui de dix-huit et de vingt-cinq par douze chevaux.
« Les obusiers de sept, de dix et de dix-huit livres, ont dix hommespour les servir, et, par conséquent, il faut à une brigade de dix obu-siers un capitaine, trois lieutenants, dix artificiers, cent bombardiers,un officier de train, un vaguemestre, trois sous-vaguemestres, uncharron, soixante-cinq valets ; à celle de dix livres, quatre-vingt-huitvalets, cent trente-neuf chevaux, et h celle de dix-huit livres, centquatre-vingt-deux chevaux.
« L’obusier de vingt-cinq livres exige douze hommes pour son ser-vice ; et une brigade de dix obusiers, un capitaine, trois lieutenants,dix artificiers, ccnt vingt bombardiers, un officier de train, trois vague-mestres, un charron, quatre-vingt-huit valets, cent quatre-vingt-deuxchevaux. » (Mirabeau, Monarchie prussienne; —Feuquières, etc., etc.)