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Tome I.
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HISTOIRE

<•»- construction et de sièges, le génie prussien a produitdes hommes éminents dans la fortification de cam-pagne, témoin le fameux camp de Bundz, où Frédérics’enferma, avec trente-six à quarante mille hommes auplus, dans un contour d’ouvrages détachés entre lesarmées autrichienne et russe, formant cent vingt millehommes 1 .

En général, tout ce qui tenait à l’administration del’armée résidait aux mains du monarque ; le ministrede la guerre n’était lui-même qu’une espèce d’inten-dant, chargé des détails relatifs aux vêtements, ap-provisionnements, etc., et sans influence directe surl’avancement.

Frédéric a toujours été envers son armée, mêmependant la paix, dans'la relation de général en chef.11 connaissait tous les officiers, et faisait personnelle-ment la revue générale de toutes ses troupes. Ainsi, leRoi passait devant les régiments rangés en parade, lesrecrues de chaque division placées devant chaque com-pagnie. Le capitaine le suivait, rendant compte de tout.

Jamais Frédéric ne quitta l’uniforme, ni les insignesde l’officier. Son dernier soupir, il l’exhala en habit deguerre.

Mais, laissant l’armée prussienne et son chef se pré-parer aux brillantes destinées qui les attendent, jetonsun coup d’œil rapide sur les principaux événementsdont l’Europe fut le théâtre à cette époque.

Le traité de Dresde n’étant point commun à toutes

- 1 Mirabeau, Monarchie prussienne.