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HISTOIRE.
1745-
175G
L’année suivante, Louis XV, dont les propositionspacifiques étaient toujours repoussées, parce qu’on necroyait point à leur sincérité, et que les invasions deLouis XIV préoccupaient encore tous les esprits,LouisXVmarchait sur la Flandre hollandaise, quand une révo-lution éclata dans les Provinces-Unies. Est-il vrai qu’àson entrée sur le territoire de la République, Lowen-dahl, suivi de vingt mille Français, ait déclaré à deuxofficiers hollandais que tout se faisait d’accord avec legouvernement? On l’a dit; mais la preuve historiquemanque. Ce qui est certain, c’est que la prompte red-dition de l’Écluse, du Sas-de-Gand, de Hulst, semblaconfirmer cette déclaration ; et les partisans de la Mai-son d’Orange surent mettre à profit la consternationgénérale pour accréditer un tel bruit 1 .
Convaincu qu’il était trahi, le peuple demanda, àgrands cris, le rétablissement d’une constitution quiavait si longtemps assuré Findépendance et la gloire dela République. Ce fut à Tervère, dans l’île de Zélande,que commença le soulèvement. Rassemblés en tumulte,les bourgeois invitèrent impérieusement leurs magi-strats à proclamer un stathouder : c’était Guillaume-Charles-Henri-Frison, de cette noble Maison d’Orange,qui fit trembler sur son trône le terrible fils de Charles-Quint, et dont les fastes offrent de si éclatants modèlesd’héroïsme, de vertus patriotiques.
Les autres villes ayant suivi cet exemple, le princefut installé, le 15mai, parles États-Généraux, commecapitaine-général et amiral de l 'Union.
1 William Coxe, Histoire de la Maison d'Autriche.