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les puissances belligérantes, les hostilités continuèrent,entre la Maison d’Autriche et l’Angleterre, d’une part,la France et l’Espagne, de l’autre. Mais la France,l’Espagne, l’Angleterre, ne pouvaient s’ébranler, sansque la secousse donnée à l’Europe n’arrivât aux extré-mités du monde : la guerre ravageait aussi les deuxIndes.
Mais la France, après avoir manqué le grand objetde la guerre, qui était d’arracher le trône impérial àla Maison d’Autriche, la France espérait contraindreMarie-Thérèse, par ses pertes en Flandre, à céderenfin ce qu’elle disputait en Italie, et les États-Géné-raux à rentrer dans leur habile indifférence.
De son côté, la reine de Hongrie comptait bien s’in-demniser, aux dépens de la France, des pertes queFrédéric lui avait fait subir 1 .
En Flandre, le génie du maréchal de Saxe enchaînaitla victoire aux drapeaux de Louis XV. Bruxelles, le21 février 1746, Anvers, le 15 mars, Mons, le 10 juil-let, Saint-Guillain, le 24 du même mois, Charleroi, le2 août, Namur, le 10 septembre, étaient tombés aupouvoir des Français. Le 11 octobre de la même année,Maurice gagna, près de Liège, la bataille de Rocoux. Onen attribua la perte, en partie au prince de Waldeckqui s’était mal posté, en partie aux Autrichiens qui nesoutinrent pas les Hollandais. Cet exploit, glorieux pourle vainqueur, mais sans résultats importants, terminala campagne.
* Voltaire, Siècle Je Louis XV.