Band 
Tome I.
Seite
394
JPEG-Download
 

HISTOIRE •

1745 -

1766

594

portait sur les alliés, non loin de Saint-Trou, la vic-toire de Lawfeld. Après ce nouveau triomphe, plus san-glant que celui de Fontenoy, le maréchal de Saxe fit, augénéral John Ligonier, son prisonnier, des ouverturesde paix franches et cordiales : les bases en étaient, larestitution réciproque de toutes les conquêtes, et unétablissement pour don Philippe, en Italie.

A ces propositions transmises au cabinet britannique,et, par lui, à ses alliés, on répondit en préparant, avecplus d’ardeur encore, les opérations de la campagnesuivante.

De telles obstinations avaient besoin des leçons duchamp de bataille. Bientôt Berg-op-Zoom, malgré lesavantages de sa position et les merveilleux ouvrages deCœhorn, tomba au pouvoir de l’ennemi, le 17 septem-bre, après trois semaines de tranchée ouverte : cetexploit valut au comte de Lowendahl le bâton de ma-réchal 1 . Frédéric passait à Stettin la revue de ses trou-pes, quand on lui annonça la journée de Lawfeld.Transporté de joie : « Vive le roi de France! il vient deremporter une grande victoire, » s’écria-t-il 2 . Enfin,le 11 octobre, à Raucoux, Maurice de Saxe bâtie princeCharles de Lorraine. C’était là négocier avec destriomphes.

Mais, de si éclatants avantages n’étaient suivis d’aucun

* La France dut cet habile général à la même révolution qui avaitforcé Keilli et Lascy de quitter la Russie ; l’un, comme nous l’avonsdéjà vu, s’était attaché à Frédéric ; l’autre suivit les drapeaux autri-chiens.

3 Mémoires du marquis de Valori.