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Tome I.
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DE FRÉDÉRIC 11 . ‘ 595

résultat décisif ; et le maréchal de Saxe répétait sou-vent : « La paix est dans Maëstricht. » Au mois d’a-vril, Maëstricht fut prise sous les yeux du duc de Cum-berland.

Marie-Thérèse était plus heureuse en Italie, où lesort des armes avait bien changé; car le début de l’an-née 1745 sembla quelque temps promettre aux Fran-çais et aux Espagnols combinés une brillante campa-gne : c’était l’époque où Frédéric faisait son utilediversion vers la Saxe, enchaînant ainsi une partie desforces autrichiennes, tandis que, de son côté, le princede Conti les occupait vers le Rhin. Dans cette guerre,dont l’objet était la conquête de Parme, de Plaisance etdu Milanais pour l’établissement de don Philippe, laFrance n’était qu’auxiliaire. Cent dix mille hommes ap-puyaient les prétentions de l’Espagne sur ces provinces.

Mais, lorsque la paix de Dresde eut délivré une se-conde fois Marie-Thérèse du redoutable Frédéric,cette princesse fit passer de nouvelles troupes en Ita-lie; et, après plusieurs avantages partiels, le princede Lichtenstein gagna, le 16 juin 1746, sur le maré-chal de Maillebois et sur le comte de Gages, la mémo-rable bataille de Plaisance. Ici, comme plus tard àRosbach, on engagea l’affaire contre l’avis des deuxgénéraux français *

C’est ainsi que l’inconstante fortune faisait expier àLouis XY ses succès de Flandre. Dans le même temps,les Anglais descendaient en Bretagne; leurs escadresmenaçaient à la fois Toulon, Marseille, les possessionsfrançaises d’Amérique et d’Asie.

1745 -

1756