DE FRÉDÉRIC II.
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ces lacs solitaires, connus jadis des seuls fils de Fingal,naviguent des bateaux à vapeur, chargés de riches pro-duits industriels; l’amour des sciences, la culture deslettres, une philosophie nerveuse et substantielle ontremplacé le sombre fanatisme et l’enthousiasme rê-veur. Est-ce là une compensation de l’indépendanceAprès certaines luttes, il arrive, pour les nationscomme pour les individus, un degré de lassitude où lerepos, quel que soit l’acharnement réciproque des en-nemis, devient nécessaire. Ce besoin, l’Europe l’éprou-vait. Huit campagnes et le blocus de ses ports par lesflottes anglaises, avaient épuisé la France. Le cabinetbritannique, soldant la guerre au poids de l’or, con-templait, avec effroi, le triste état de ses finances. LaHollande était tourmentée du même mal : la guerre luiavait enlevé une partie de ses boulevards; aussi deman-dait-elle instamment cette paix que tant de fois elleavait repoussée. La seule Maison d’Autriche aurait vo-lontiers continué les hostilités, pourvu que l’Angleterreen eût toujours payé les frais. Néanmoins, comme elleavait aussi des pertes à réparer; comme Frédéric, plusque tout autre ennemi, occupait son attention, Marie-Thérèse dut se résigner aux négociations d’un congrès 1 2 .
1 Armand Carrel, Résumé de l’histoire d’Écosse.
2 Autant les plénipotentiaires anglais et hollandais avaient montréde tiédeur h Bréda, en 1746, autant ils déployèrent d’activité à Aix-la Chapelle. Par un article secret des préliminaires (Voyez Wenek,Codex juris gentium recentissimi, tome II, et Rousset, Actes et Mé-moires, tome XX), signés, le 30 avril 1748, avec l’ambassadeur deFrance, ils convinrent : « Qu’en cas de refus ou de délai de la part dequelqu’une des puissances intéressées h la paix, de concourir à la si-
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1718
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