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Tome I.
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DE FRÉDÉRIC II.

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signèrent, séparément, dans une conférence secrète,les articles préliminaires : ils se réservaient de les faireensuite approuver par toutes les autres puissances belli-gérantes.

Le 7 mai, Maëstricht se rendit, et le traité définitiffut enfin signé, le 18 octobre, entre la France, l’Angle-terre et la Hollande, ainsi qu’elles l’avaient fait autraité préliminaire. Les autres puissances y accédèrentsuccessivement.

Avec d’ardentes approbations, le traité d’Aix-la-Cliapelle souleva de non moins véhémentes critiques :parmi les mécontents, celui qui avait le plus de droitde parler haut, Maurice de Saxe, disait : « Nousé tionsà même, après Fontenoy, de nous emparer de la Hol-lande et d’éteindre cette république, source de divisionsen Europe_Alliés nécessaires des Anglais, ces mar-chands sont nos ennemis naturels.Pourquoi ne pas

les achever? Détruire la Hollande, c’est couper le bras

droit de l’Angleterre.Pourquoi donc tant de sang

versé? La France, en rendant ses conquêtes, s’est faitla guerre à elle-même ; les ennemis ont conservé leurmême degré de puissance ; elle seule s’est affaiblie. »En apprenant ce langage : « Je reconnais là, ditLouis XV, le style de MM. les généralissimes; leur po-litique est toujours à boulets rouges. »

Auteur de la paix, M. de Saint-Séverin, dans un mé-moire au Roi, défendit son œuvre : « Sire, disait—il,entre autres choses, la conquête de la Hollande n’étaitpoint entrée dans le plan de cette guerre; toute la po-litique de la France, par rapport à cette puissance, se-

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1748