DE FRÉDÉRIC II.
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aux devoirs de son rang, aux impérieuses exigences de1 étiquette.
Le prince Guillaume, second frère du Roi, avaitaussi d’autres droits que ceux de la naissance aux res-pects publics. Plein d’esprit, d’instruction, de bonté,mais d’une timidité extrême, la vue d’un étrangerl’embarrassait; pour briller de tous ses avantages, illui fallait la vie intime. Guillaume mourut trop tôtpour son pays : on verra plus loin dans quelles cir-constances.
Parmi les femmes, la princesse Amélie, la margravede Bareith, Louise-Ulrique, qui partagea le trône desWasa, et que chanta Voltaire, se montrèrent les di-gnes sœurs de ces trois illustres personnages. Familia-risée, dès son enfance, avec l’étude et la méditation,Louise-Ulrique, tendrement chérie du Roi, contracta,auprès de lui, un goût décidé pour l’histoire et la phi-losophie ; dans cette douce intimité d’un grand homme,se développèrent son esprit naturel, son mâle carac-tère. Frédéric eût voulu ne se séparer jamais d’unecompagne, nécessaire à son bonheur ; il refusa mêmede la donner pour épouse au grand-duc de Russie,depuis Pierre III. Ulrique fut pourtant unie à l’héritierprésomptif de la couronne suédoise. Reine en 1751,elle travailla dès-lors, avec ardeur, à propager, danssa nouvelle patrie, les connaissances humaines. Verscette époque, une foule d’hommes distingués, Cron-stedt, Dalin, Kligenstiern, Wallerius, et tant d’autres,illustraient la Suède ; le grand nom de Linuée u’a pasbesoin d’éloges.
1750
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