UK FRÉDÉRIC II.
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distribuait les couronnes, Voltaire lui adressa les vers itw-
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suivants :
Jamais dans la Grèce et dans RomeOn ne vit de tels jeux, ni de plus dignes prix.
J’ai vu les fils de Mars sous les traits de Pàris,
Et Vénus qui donnait la pomme '.
A tous ces noms célèbres, il faut en ajouter un au-tre, un nom à peine connu dans l’histoire, celui pour-tant de la reine de Prusse, Élisabeth-Christine deBrunswick-Wolfenbuttel. Cette union, on se le rap-pelle, avait été commandée au prince royal par l’in-flexible volonté de son père; aussi Frédéric, forcé desacrifier son penchant pour une fille du roi d’Angle-terre, ne put-il offrir un sentiment bien vif à une com-pagne imposée. Mais, appréciant ses rares qualités, illui témoigna constamment les plus affectueux égards.Admiratrice enthousiaste du glorieux époux dont elleexcusait même, avec une tendre partialité, toutes lesactions, cette princesse, par une constante étude, de-vinait ses moindres désirs pour s’y conformer. Lors dela guerre de Sept-Ans, les dangers, qui menacèrent tantde fois Frédéric, causaient à Elisabeth-Christine lesplus vives inquiétudes. Frédéric, le sachant, lui don-nait lui-même, dans de courtes lettres, la premièrenouvelle des événements mémorables. Son attache-ment pour elle était plus sincère que ne l’eût fait croirel’éloignement où il la tenait, « J’apprends, avec une .
1 Vie privée, politique et militaire du prince Henri de Prusse, Taris,MDCCCIX.