DE FRÉDÉRIC II.
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c’était la deuxième bataille gagnée sur Crébillon. Alorsaussi, dans le’jeune Lekain, le grand poète devinait legrand acteur, l’acteur, si l’on peut s’exprimer ainsi,voltairien par excellence. Mais, noblement désintéressé,il s’efforçait de l’éloigner d’un état 1 « avili par des bar-
Jugez si l’ardeur amoureuseD’une Électre de quarante ansDoit, dans de tels événements,
Étaler les beaux sentimentsD’une héroïne doucereuse,
En massacrant ses chers parentsD’une main peu respectueuse.
Une princesse en son printemps,
Qui surtout n’aurait rien à faire,
Pourrait avoir, par passe-temps,
A ses pieds un ou deux amants,
Et les tromper avec mystère ;
Mais la fille d’AgamemnonN’eut dans la tête d’autre affaireQue d’être digne de son nom,
Et de venger le roi son père ;
Et j’estime encor que son frèreNe doit point être un Céladon :
Ce héros, fort atrabilaire,
N’était point né sur le Lignon.
Apprenez-inoi, mon Apollon,
Si j’ai tort d’être si sévère,
Et lequel des deux doit vous plaireDe Sophocle ou de Crébillon :
Sophocle peut avoir raison,
Et laisser des torts à Voltaire.
1 Note sur M. de Voltaire , et faits particuliers concernant ce grandhomme recueillis par moi (Lekain), pour servir à son Histoire parM. l’abbé Duvernet.
« Ah ! mon ami, s’écria-t-il, ne prenez jamais ce parti-là; croyez-« moi, jouez la comédie pour votre plaisir, mais n’en faites jamais« votre état. C’est le plus beau, le plus rare, le plus difficile des talents;« mais il est avili par des barbares et proscrit par des hypocrites. Un
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