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Tome I.
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1)E FRÉDÉRIC II.

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latine que ledit quidam fait bâtir, ou sur la première n.w-comète d’or ou de diamant qui doit tomber incessam-ment sur la terre, selon les prédictions dudit quidam,philosophe et assassin. »

Maupertuis, assez imprudent pour s’être attiré de sirudes avanies, sut pourtant en calculer les suites;sans donc renoncer à sa vengeance, il renonça à ap-peler en duel un homme qui semblait né tout exprèspour lui infliger l’immortalité du ridicule. Son nou-veau plan réussit mieux.

Après s’être arrêté vingt-trois jours à Leipsiek,Voltaire alla faire sa cour à la duchesse de Saxe-Gotha, l’une des femmes les plus spirituelles de sontemps. Logé au palais ducal, comblé d’égards, il neput refuser aux prières de la duchesse un abrégé del’histoire d’Allemagne : telle fut l’origine des Annalesde l’Empire, ouvrage exact, judicieux, mais froid etplus utile à consulter qu’agréable à lire.

üe Gotha, le voyageur se rendit à Hesse-Cassel; lelandgrave Guillaume VIII et son fils l’accueillirent avecjoie. Mais la rencontre imprévue du baron de Pœlnitz,qui peu de temps auparavant était à Postdam, surpritVoltaire : « Que fait donc Pœlnitz à Cassel? » de-manda-t-il d’un air inquiet.

Le 50 mai, il continua sa route, se dirigeant versPlombières. Mais, au moment de quittêr Francfort-sur-le-Mein, le voyageur eut la preuve que Mauper-tuis n’avait pas perdu de temps.

Durant son séjour en Prusse, Voltaire avait eu entre